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Le Modem prépare les élections municipales dans le sillage d’Alain Juppé

Le Modem prépare les élections municipales dans le sillage d’Alain Juppé

Joan Taris, président du Modem girondin, a réuni son conseil départemental à Floirac. À l’ordre du jour figuraient les élections municipales, en particulier la recherche d’élus locaux pour les futures échéances « car nous travaillons très en amont », explique Joan Taris.

On voit par là que le Modem n’a nullement l’intention de baisser pavillon alors que monte l’étoile de l’Union des démocrates indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo. Précisément, les amis de François Bayrou continuent de travailler au sein de l’association Gironde au centre avec le Parti radical, membre de l’UDI. Et toujours dans une logique de partenariat avec Alain Juppé, que Joan Taris ne confond pas avec l’UMP, comme s’il représentait à lui seul une entité à part dans le parti de Jean-François Copé. En contrepartie, le Modem attend du maire de Bordeaux un geste significatif en matière d’investitures, en particulier sur la Communauté urbaine : « Notre but est d’aider Juppé à conquérir la CUB », dit-il sans ambages. Avec en tête une ville clé : Saint-Médard-en-Jalles, où Jacques Mangon, éternel adversaire de Serge Lamaison (PS), espère arriver à ses fins en 2014. Sans oublier évidemment Talence, la ville clé où le PS s’est cassé les dents lors des dernières municipales.

Un parti urbainMais la droitisation de l’UMP en Gironde ne risque-t-elle pas de marginaliser le Modem ? Joan Taris prend bien soin de mettre de côté la scène départementale où « chacun vit sa vie » pour se concentrer sur la CUB où Alain Juppé tient encore les rênes du centre-droit au sein du groupe Communauté d’avenir. Car en dépit de quelques figures implantées ici ou là, le Modem reste d’abord un parti urbain en Gironde. Reste la question épineuse de François Bayrou. Les récentes déclarations du Béarnais favorables à François Hollande ne semblent guère infléchir la position des centristes girondins. « François ne peut que se féliciter que Hollande ait pris à son compte ce qu’il dit depuis des années », réplique Joan Taris. Bref, le Modem campe dans sa position intermédiaire.

 

Sud Ouest – 22/11/2012

Gironde au centre s’impose

Gironde au centre s’impose

Le MoDem et le Parti Radical s’associent

Modem et Parti radical s’associent pour offrir une nouvelle donne au centre-droit et peser davantage sur les futures investitures.

L’affaire s’était conclue pendant la campagne des législatives, mais elle était passée plutôt inaperçue. Néanmoins, pendant tout l’été, Joan Taris pour le Modem, Nathalie Delattre pour le Parti radical valoisien et leurs amis ont poursuivi leur idée de constituer une association. Son nom : Gironde au centre. Les statuts ont été déposés ; le conseiller régional blanquefortais et la maire adjointe bordelaise en sont les coprésidents.

Un nouvel UDF ?

« C’est 1+1 = 3 », commente Joan Taris, manière de dire que la réunion des deux partis du centre n’aboutit pas à une fusion mais à une nouvelle entité dont le but est de faire école en dehors du département. Une autre UDF est-elle donc en gestation ? « On ne refait pas le passé », riposte Joan Taris, qui a été adhérent de l’ancien mouvement giscardien.

C’est néanmoins un peu l’idée. Les deux coprésidents ne cachent pas qu’ils espèrent ratisser un peu plus large, notamment en direction du Nouveau centre et, pourquoi pas, des radicaux de gauche. « Beaucoup de gens sont intéressés par nos conceptions progressistes mais nous reprochent de ne pas être capables de les défendre parce que c’est un peu la pagaille au centre », reconnaît Nathalie Delattre.

L’association a donc pour but de densifier cette famille politique avant l’échéance des municipales. « Une commission des investitures va se réunir », assure la présidente du Parti radical.

Municipales en vue

Reste à savoir comment les centristes vont se positionner relativement à l’UMP en général et Alain Juppé en particulier.

« Entre lui et Feltesse, il n’y a pas photo », précise d’emblée Joan Taris. Voilà qui est clair. Sauf que l’UMP ne se limite pas à Bordeaux. Les centristes suivent avec un soupçon d’inquiétude la montée d’une frange très droitière dans l’ancien parti majoritaire : « Le prochain congrès de l’UMP nous intéresse particulièrement », glisse Taris, qui ajoute : « Notre but est toujours de faire entendre notre voix. Nous voulons une juste représentation de nos candidats sur les listes, en particulier à la CUB. »

Si Taris dit « ne pas se figer dans une opposition aveugle au gouvernement et même préférer Valls à Guéant au ministère de l’Intérieur », il insiste cependant sur le fait que le Parti socialiste « n’a pas le monopole du progrès social et sociétal ».

Que se passerait-il alors si François Bayrou entrait au gouvernement ? Gironde au centre n’a pas trop envisagé la question. C’est surtout le renforcement de ses bases locales qui a la priorité.

(Article Sud Ouest – 18/09/2012)

Message du Président aux militants du MoDem Gironde

Message du Président aux militants du MoDem Gironde

Cher(e) ami(e) démocrate,

Les élections régionales que nous venons de vivre ont été une sorte de parenthèse dans le fonctionnement habituel de notre mouvement départemental, qui s’est fondu dans le dispositif – volontairement plus large et adapté à la période de campagne – de notre liste FORCES AQUITAINE. Un peu plus de trois semaines après le second tour, il me semble donc naturel de revenir vers vous en tant que président de notre mouvement départemental, qui reprend ainsi sa marche normale, afin de dresser un bilan rapide des derniers mois écoulés et de tracer quelques perspectives d’avenir.

Les résultats de ces élections régionales pour notre mouvement départemental constituent un paradoxe. Clairement négatifs au plan national, ils ont été contrebalancés par le score remarquable de près de 16%, acquis de haute lutte par notre liste FORCES AQUITAINE conduite par Jean LASSALLE, amenant dix d’entre nous, dont quatre Girondins, à siéger au Conseil régional. La Gironde peut être fière d’avoir apporté une contribution décisive à ce combat, notamment en jouant un rôle majeur dans l’émergence de l’idée que la candidature de Jean LASSALLE représentait une chance historique de succès.

A cet égard, les faits ne nous ont pas démentis et ont même été au-delà de notre espérance. Jean LASSALLE a été véritablement un candidat exceptionnel par sa présence sur le terrain, sa capacité à entrainer une équipe, sa force de conviction et son humanité communicative. Nous lui devons beaucoup et avons – je le crois – tissé collectivement avec lui des liens qui ne sont pas près de se distendre et nous amèneront – j’en suis intimement persuadé – à mener d’autres combats à ses côtés. C’est à mes yeux une des leçons principales de cette élection.

Il reste que notre mouvement national, au plan national, a enregistré un échec cinglant, avec 4% des voix en moyenne. Mon intention n’est pas de m’apesantir ici sur les causes de ce résultat mais je voudrais vous livrer deux convictions :

– Ce qui m’apparaît certain, c’est que le bât a blessé parce que notre mouvement a donné le sentiment d’oublier ses « fondamentaux » au profit d’une fuite en avant et, finalement, d’un alignement inconditionnel d’un côté de l’échiquier politique. Or, plus que jamais, je suis convaincu qu’il existe chez les Français un besoin – et donc l’espace qui s’offre à elle – d’une force centrale, libre et indépendante. Reconquérir le centre, le vrai centre, le centre indépendant, c’est à dire non pas un centre croupion, alibi ou affidé de qui que ce soit, UMP, PS ou Europe Ecologie, voilà tout l’enjeu qui se situe devant nous.

– Ce qui m’apparaît certain, également, c’est que les solutions pour notre mouvement ne pourront passer que par une solidarité collective, celle qui caractérise les vraies familles politiques et qui nous permette de passer ce cap difficile de manière rassemblée. Quels que soient les critiques ou griefs, parfois au demeurant légitimes tant il est vrai que nulle organisation, pas plus que nulle femme ou nul homme ne sont parfaits, il est inacceptable de tirer contre son camp pour de purs calculs personnels déguisés en désaccords politiques.

A nous de savoir conjuguer demain cette lucidité sans faiblesse avec notre fidélité à notre mouvement et à son Président François BAYROU, dont il est d’ailleurs intéressant, sinon amusant de le voir aujourd’hui rejoint par de hautes personnalités de la majorité sur un sujet aussi important que celui du bouclier fiscal. Trois ans après, il était temps… Mais, comme on dit, mieux vaut tard que jamais.

De cet avenir à construire, nous aurons l’occasion de débattre prochainement, sous une forme à laquelle nous allons réfléchir. Je vais en effet prochainement réunir nos instances statutaires, bureau et conseil départementaux, afin de prendre acte d’un certain nombre d’évolutions qui sont intervenues récemment et d’optimiser notre organisation en prévision des prochaines échéances qui vont arriver sans tarder : cantonales en 2011, présidentielles et législatives en 2012.

Plus que jamais, nous aurons besoin de votre confiance et de votre engagement.

Amitiés démocrates,

Joan TARIS
Président du MoDem 33
Élections régionales : appel à candidatures à tous les adhérents

Élections régionales : appel à candidatures à tous les adhérents

Dès aujourd’hui l’appel à candidature est lancé pour les prochaines élections régionales auprès de tous les adhérents.

Les candidatures sont à envoyer :

– soit par courrier au siège national – Mouvement Démocrate – Bureau des élections – 133 bis rue de l’Université – 75007 PARIS ;

– soit par mail au siège national à l’adresse elections@lesdemocrates.fr ;

– soit par courrier aux groupes de travail mis en place par les Unions régionales.

Le siège national s’assurera de la bonne transmission des candidatures aux Unions régionales.

Celles-ci sont recevables jusqu’au 31 octobre 2009.

Les candidatures seront accompagnées d’un bref curriculum vitae et d’une photo. Elles doivent également indiquer le département et la région de candidature. Elles seront examinées selon les critères, géographiques, de parité, de renouvellement des générations, de diversité et de notoriété.

Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président chargé de l’organisation

Eric Azière, membre du Bureau exécutif national

Téléchargez ici l’appel à candidatures aux adhérents pour les élections régionales

Sud-Ouest : Le MoDem girondin toujours très autonome

Sud-Ouest : Le MoDem girondin toujours très autonome

RÉGIONALES. Le parti centriste vise plus de 10 % au premier tour, faute de quoi il pourrait se retirer

Le MoDem girondin toujours très autonome

 

Joan Taris (au centre), flanqué d'Alain Cazabonne  et Jacques Mangon. (PHOTO LAURENT THEILLET)
Joan Taris (au centre), flanqué d’Alain Cazabonne et Jacques Mangon. (PHOTO LAURENT THEILLET)
 

À l’évidence, il y a eu un peu de flottement au MoDem après le fameux rassemblement de Marseille où le socialiste Vincent Peillon et la centriste Marielle de Sarnez ont donné l’impression de pouvoir s’unir. Mais le discours de François Bayrou à la Grande Motte a recadré les cadres.

Au conseil départemental de lundi soir, le président girondin Joan Taris s’est attaché à répondre au « questionnement » des adhérents : « Notre objectif est désormais d’ouvrir la discussion, non pas avec les appareils où il y a des réticences très lourdes, notamment au PS girondin, mais avec les électeurs, ce qui est conforme à la ligne que nous suivons depuis la présidentielle de 2007. »

Lors d’une conférence de presse à Bordeaux, l’état-major du MoDem départemental, de Joan Taris à Alain Cazabonne, en passant par Philippe Meynard ou Jacques Mangon, a donc voulu montrer son unité de vues avant les élections régionales. L’objectif sera d’abord le premier tour avec 15 % des voix selon Philippe Meynard, en tout cas plus de 10 % selon Joan Taris, seuil à partir duquel une liste pourra se maintenir et éviter de fusionner avec la liste de gauche, un accord avec celle de droite étant rigoureusement exclu, les centristes l’ont répété hier.

Pour autant, le MoDem garde ses distances avec Alain Rousset. Au moins jusqu’au congrès national d’Arras début décembre, il ne faudra pas s’attendre à voir le MoDem diverger du « ni droite ni gauche ». Et pour ce qui est du deuxième tour des régionales, si l’objectif initial n’est pas atteint, « on peut très bien se retirer du scrutin », dixit Jacques Mangon. Dommage que les conseillères régionales sortantes Laurence Dessertine et Véronique Fayet, mais aussi Didier Cazabonne et Fabien Robert, tous engagés avec Alain Juppé à Bordeaux, n’aient pas été présents pour commenter.

Auteur : Hervé Mathurin