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Message de Joan Taris à la suite de celui de François Bayrou

Message de Joan Taris à la suite de celui de François Bayrou

Chers amis,

Vous avez sans doute reçu aujourd’hui une lettre de notre président François BAYROU (cliquez ici pour la lire) intitulée « ma proposition pour un rassemblement du centre » dans laquelle il réaffirme notre ancrage au centre de la vie politique et se prononce pour un « partenariat » avec l’UDI, selon des modalités à définir ensemble, tout en étant ouvert au centre-gauche et aux écologistes réalistes.

J’adhère pleinement à cette idée qui marque une avancée dans la voie de l’unité du centre, notre famille politique, et qui fait directement écho à la démarche que nous avons initiée localement, dans le cadre d’abord des élections législatives puis de l’association « Gironde au Centre » nouvellement créée et ayant vocation à regrouper tous les mouvements et personnalités centristes au niveau départemental.

Je souhaite vivement que cet objectif de rassemblement se traduise dans les faits au plan national comme nous avons su le faire en Gironde. C’est notre responsabilité collective que de concrétiser tous ensemble le renouveau du centre pour faire de nouveau peser nos idées dans la vie politique française !

Nous aurons l’occasion d’en reparler très prochainement.

Avec toute mon amitié,

Joan TARIS
Président du MoDem Gironde
François Bayrou : « Ma proposition pour un rassemblement du centre »

François Bayrou : « Ma proposition pour un rassemblement du centre »

Chers amis,

La question du centre dans la vie politique française agite les états-majors et parfois les médias. Je veux vous faire part, clairement et directement, de mon sentiment.

D’abord, il faut avoir les idées claires : nous sommes le courant démocrate français. Et nous assumons d’être au centre.

Qu’est ce que le centre ? Le centre, c’est une résistance, c’est une certaine idée de la politique, et c’est un projet.

C’est une résistance d’abord au bipartisme, à l’idée que, quelles que soient les positions de fond des uns et des autres, on est systématiquement, parce qu’on appartient à un camp, pour les uns et contre les autres. Cette bipolarisation de tous les instants, parce qu’elle caricature le débat politique et empêche de se poser les bonnes questions, joue contre l’intérêt même de notre pays. Et ces dernières années, il n’est qu’un mouvement qui ait réellement résisté à cette dérive, c’est le nôtre.

Le centre, c’est une certaine idée de la politique fondée sur des valeurs : pour qu’un pays avance, il faut premièrement lui dire la vérité ; et il faut ensuite, particulièrement en période de crise, que les forces politiques différentes acceptent, d’une manière ou d’une autre, de coopérer, et de prendre leur part de responsabilité dans le destin du pays. C’est donc une certaine idée de l’unité nationale.

Le centre, enfin, c’est un projet : la société doit se construire comme une unité, ce qui interdit les affrontements de race, de religion, de classe sociale. Pour nous, les nations doivent s’unir au sein de l’ensemble européen, les générations être solidaires, par exemple pour l’environnement, et les peuples se gouverner par la conscience et la responsabilité des citoyens.

Une résistance, une certaine idée de la politique, un projet. C’est la ligne du Mouvement Démocrate. Et pour ma part, je suis décidé à ne jamais y manquer. Car je sais que dans la crise sans précédent que rencontre notre pays, il aura le plus grand besoin d’une démarche politique de cette nature. La France a besoin de centre pour traverser la crise.

Nous sommes solides dans notre identité et dans nos idées. Et en même temps, nous sommes ouverts à d’autres.

Un regroupement du centre droit se forme. Nous pouvons parfaitement travailler avec lui car nombre de ceux qui le composent ont eu des liens avec nous, même s’ils ont choisi un autre chemin. Nous sommes donc ouverts à un partenariat entre le Modem et l’UDI.

De la même manière, nous serons ouverts à une coopération avec tous ceux qui, venant du centre gauche, ou de l’écologie réaliste, choisiront eux aussi la voie de l’indépendance.

Le centre ne pèsera dans la vie politique française que s’il accepte une démarche d’unité entre tous ceux qui croient dans son avenir.

La condition de l’unité, que nous acceptons par avance, et que nous demandons pour nous-mêmes, c’est que chacun soit respecté dans son parcours, dans sa liberté de jugement, et que toutes les sensibilités y trouvent leur place.

Si ce partenariat se met en place, alors nous devrons réfléchir ensemble à son mode de fonctionnement et à son organisation, y compris même la perspective de double appartenance, sous réserve de réciprocité. D’ores et déjà, je trouverais intéressant que ces formations préparent ensemble les prochaines élections locales, et européennes.

Telle est la démarche que je vous propose, dont nous débattrons, et que, je l’espère, nous partagerons et nous préciserons. Une démarche par étapes : dialogue, partenariat, unité.

L’unité du centre est une nécessité pour l’avenir. Nous sommes prêts à y participer. Et nous proposons la méthode, de respect réciproque et de rassemblement par étapes, pour y parvenir.

Chaleureusement à vous.

François Bayrou

Gironde au centre s’impose

Gironde au centre s’impose

Le MoDem et le Parti Radical s’associent

Modem et Parti radical s’associent pour offrir une nouvelle donne au centre-droit et peser davantage sur les futures investitures.

L’affaire s’était conclue pendant la campagne des législatives, mais elle était passée plutôt inaperçue. Néanmoins, pendant tout l’été, Joan Taris pour le Modem, Nathalie Delattre pour le Parti radical valoisien et leurs amis ont poursuivi leur idée de constituer une association. Son nom : Gironde au centre. Les statuts ont été déposés ; le conseiller régional blanquefortais et la maire adjointe bordelaise en sont les coprésidents.

Un nouvel UDF ?

« C’est 1+1 = 3 », commente Joan Taris, manière de dire que la réunion des deux partis du centre n’aboutit pas à une fusion mais à une nouvelle entité dont le but est de faire école en dehors du département. Une autre UDF est-elle donc en gestation ? « On ne refait pas le passé », riposte Joan Taris, qui a été adhérent de l’ancien mouvement giscardien.

C’est néanmoins un peu l’idée. Les deux coprésidents ne cachent pas qu’ils espèrent ratisser un peu plus large, notamment en direction du Nouveau centre et, pourquoi pas, des radicaux de gauche. « Beaucoup de gens sont intéressés par nos conceptions progressistes mais nous reprochent de ne pas être capables de les défendre parce que c’est un peu la pagaille au centre », reconnaît Nathalie Delattre.

L’association a donc pour but de densifier cette famille politique avant l’échéance des municipales. « Une commission des investitures va se réunir », assure la présidente du Parti radical.

Municipales en vue

Reste à savoir comment les centristes vont se positionner relativement à l’UMP en général et Alain Juppé en particulier.

« Entre lui et Feltesse, il n’y a pas photo », précise d’emblée Joan Taris. Voilà qui est clair. Sauf que l’UMP ne se limite pas à Bordeaux. Les centristes suivent avec un soupçon d’inquiétude la montée d’une frange très droitière dans l’ancien parti majoritaire : « Le prochain congrès de l’UMP nous intéresse particulièrement », glisse Taris, qui ajoute : « Notre but est toujours de faire entendre notre voix. Nous voulons une juste représentation de nos candidats sur les listes, en particulier à la CUB. »

Si Taris dit « ne pas se figer dans une opposition aveugle au gouvernement et même préférer Valls à Guéant au ministère de l’Intérieur », il insiste cependant sur le fait que le Parti socialiste « n’a pas le monopole du progrès social et sociétal ».

Que se passerait-il alors si François Bayrou entrait au gouvernement ? Gironde au centre n’a pas trop envisagé la question. C’est surtout le renforcement de ses bases locales qui a la priorité.

(Article Sud Ouest – 18/09/2012)