Réaction à l’arrestation des deux écoliers à Floirac

Réaction à l’arrestation des deux écoliers à Floirac

Marie-Laurence FEURTET et Philippe VERBOIS, conseillers municipaux MoDem de Floirac réagissent, au nom du MoDem Gironde, à l’intervention policière à la sortie de l’école Louis Aragon, le mardi 19 mai :

« Nous condamnons le mode d’interpellation de deux garçons âgés de six et dix ans devant leur école et partageons l’émotion des parents d’élèves et de la communauté éducative.

« Si le vol d’un vélo, même s’il s’agit d’un mineur, nécessite une action immédiate, le mode opératoire doit être proportionné. Il aurait été plus adapté de convoquer les enfants avec leurs parents au poste de police pour leur faire « la leçon » et de responsabiliser les parents vis-à-vis des agissements de leurs enfants. Si la répression commence à l’école primaire, à quel âge doit commencer la prévention ? Dans un pays où le président de la République avait annoncé vouloir détecter les troubles du comportement chez l’enfant dès l’âge de trois ans, il ne faut pas s’étonner de voir la police aller les chercher à l’école à six ou dix ans pour les interroger.

« Par ailleurs, cette affaire est révélatrice des dérives engendrées par la culture du chiffre au sein de la police nationale, rythmée par les quotas d’interpellations. Le désengagement progressif de l’Etat dans les services publics et le manque de moyens octroyés à la prévention mettent les fonctionnaires de police dans une situation difficile. Une affaire de ce type n’aurait sûrement pas eu le même retentissement dans le cadre d’une police de proximité, enracinée dans les quartiers.

« En tout état de cause, notre ville se serait bien passée d’une telle publicité. »

Une réaction au sujet de « Réaction à l’arrestation des deux écoliers à Floirac »

  1. Chaque jour je m’interroge…
    a quoi correspond ce symptome ? Il s’agit bien d’un symptome. Sommes nous confrontés à une société en déliquescence qui a peur de ses enfants ? ou alors de façon beaucoup plus simples n’est ce pas simplement que les forces de l’ordre sont en sur effectif ? Sur effectif qui a pour conséquence qu’elles s’occupent comme elles peuvent en arrêtant les enfants, en flashant les mères de famille etc …

    Ne faudrait il pas réduire de façon drastique le nombre de fonctionnaires de police ? Cette question n’est que rarement abordée.

    Si ils s’en prennent aux enfants c’est qu’ils n’ont rien à faire avec les vrais délinquants (trafiquants de drogue, proxénètes, etc …). C’est quand même bizarre car il y a toujours autant de prostituées sur les boulevards à Bordeaux.

    Ou alors c’est qu’ils sont impuissants face aux délinquants et alors ils s’en prennent aux enfants (c’est plus facile).

    Bref, il y a de l’ordre à mettre dans les forces de l’ordre.

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