Gironde au centre s’impose

Gironde au centre s’impose

Le MoDem et le Parti Radical s’associent

Modem et Parti radical s’associent pour offrir une nouvelle donne au centre-droit et peser davantage sur les futures investitures.

L’affaire s’était conclue pendant la campagne des législatives, mais elle était passée plutôt inaperçue. Néanmoins, pendant tout l’été, Joan Taris pour le Modem, Nathalie Delattre pour le Parti radical valoisien et leurs amis ont poursuivi leur idée de constituer une association. Son nom : Gironde au centre. Les statuts ont été déposés ; le conseiller régional blanquefortais et la maire adjointe bordelaise en sont les coprésidents.

Un nouvel UDF ?

« C’est 1+1 = 3 », commente Joan Taris, manière de dire que la réunion des deux partis du centre n’aboutit pas à une fusion mais à une nouvelle entité dont le but est de faire école en dehors du département. Une autre UDF est-elle donc en gestation ? « On ne refait pas le passé », riposte Joan Taris, qui a été adhérent de l’ancien mouvement giscardien.

C’est néanmoins un peu l’idée. Les deux coprésidents ne cachent pas qu’ils espèrent ratisser un peu plus large, notamment en direction du Nouveau centre et, pourquoi pas, des radicaux de gauche. « Beaucoup de gens sont intéressés par nos conceptions progressistes mais nous reprochent de ne pas être capables de les défendre parce que c’est un peu la pagaille au centre », reconnaît Nathalie Delattre.

L’association a donc pour but de densifier cette famille politique avant l’échéance des municipales. « Une commission des investitures va se réunir », assure la présidente du Parti radical.

Municipales en vue

Reste à savoir comment les centristes vont se positionner relativement à l’UMP en général et Alain Juppé en particulier.

« Entre lui et Feltesse, il n’y a pas photo », précise d’emblée Joan Taris. Voilà qui est clair. Sauf que l’UMP ne se limite pas à Bordeaux. Les centristes suivent avec un soupçon d’inquiétude la montée d’une frange très droitière dans l’ancien parti majoritaire : « Le prochain congrès de l’UMP nous intéresse particulièrement », glisse Taris, qui ajoute : « Notre but est toujours de faire entendre notre voix. Nous voulons une juste représentation de nos candidats sur les listes, en particulier à la CUB. »

Si Taris dit « ne pas se figer dans une opposition aveugle au gouvernement et même préférer Valls à Guéant au ministère de l’Intérieur », il insiste cependant sur le fait que le Parti socialiste « n’a pas le monopole du progrès social et sociétal ».

Que se passerait-il alors si François Bayrou entrait au gouvernement ? Gironde au centre n’a pas trop envisagé la question. C’est surtout le renforcement de ses bases locales qui a la priorité.

(Article Sud Ouest – 18/09/2012)

Une réaction au sujet de « Gironde au centre s’impose »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *