3 réactions au sujet de « Expression directe – décembre 2008 »

  1. Manifestation pour la défense des emplois dans la région
    Samedi 20 décembre 2008 à 10h
    Place de la République à Bordeaux

    Malgré ce qu’en disent la ministre de l’économie, les pouvoirs publics et quelques élus locaux, il n’y a rien dans les annonces de Ford qui puisse rassurer les salariés de Blanquefort. Certes, la direction confirme qu’il y aura bien un repreneur d’ici fin mars 2009. Mais pour combien de temps, pour combien de salariés, avec quels projets industriels ? Ford annonce bien qu’elle assurera une production sur le site jusqu’en 2011, mais pour quelle quantité et donc pour quel effectif ?

    Depuis trop longtemps, la direction de Ford nous baratine et nous a habitués à dire des choses qui ont été contredites par la suite. Ce qui ressort de cette réunion ne sont que des déclarations qui n’engagent à rien et qui ne servent qu’à « rassurer » et à calmer la mobilisation.

    Nous alertons sur la situation de l’usine depuis 2001. Notre mobilisation, hors de l’usine, dure depuis 21 mois. Nous sommes en lutte pour la sauvegarde de tous les emplois, il n’est pas question d’accepter un soi-disant compromis comme si c’était plus réaliste.

    Nous sommes 1700 salariés sur le site de FAI. Si ce site venait à disparaître, ce sont près de 10 000 emplois qui seraient menacés dans la région. Il y a les sous-traitants et tous les emplois induits. Il y a le site voisin Getrag-Ford (900 salariés) menacé indirectement. Il y a les pertes financières pour toutes les communes de Gironde.

    En clair, la situation serait catastrophique pour toute la région.

    De plus, nous ne sommes pas seuls dans le département ou dans la région à être menacés. Que ce soit dans l’automobile, dans l’aéronautique, dans l’intérim, dans le commerce. Mais également dans le public : Enseignement, Poste, Santé… La grande majorité des salariés sont dans une situation d’inquiétude. Avec la crise actuelle, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait du chômage partiel annoncé dans une entreprise et des licenciements dans une autre.

    Dans de nombreuses entreprises (public ou privé) des salariés résistent contre les attaques, contre les reculs que gouvernement et patrons essaient d’imposer. Il y a urgence à riposter, tous ensemble. Il y a urgence à construire la convergence des luttes que nous espérons tous et que nous savons tous primordiale.

    C’est pour cela que la CGT Ford appelle à un mouvement large pour la défense des emplois dans la région. Nous souhaitons participer à sa construction. Cela ne se fera pas d’un seul coup, nous le savons bien. Mais il faut bien prendre une initiative, comme cela a pu se faire au Havre le 8 novembre, qui peut être une étape vers un mouvement d’ensemble. Nous appelons donc à une manifestation pour le samedi 20 décembre.

    Nous en appelons à toutes les forces militantes, aux syndicats, aux associations, aux collectifs, aux partis politiques, à tous ceux qui sont convaincus qu’il faut réagir unitairement à préparer « tous ensemble » cette journée de mobilisation.

  2. il y a un truc que l’on se refuse à voir ou à comprendre. L’entreprise ford est une délocalisation d’une société américaine. Cette entreprise est spécialisée dans la production d’équipements de motorisation de véhicules.

    Dans la mesure ou l’entreprise « maître » (en l’occurence ford) n’a plus de besoins des produits fabriqués par cette usine il est « normal » qu’elle la ferme.

    Maintenant la question qui se pose est celle de l’usage des savoir-faire et des compétences techniques acquises par les anciens salariés de Ford (mécanique de précision, etc …) Quels produits fabriquer ? quels emplois créer ? Y a t’il encore besoin de « mécaniciens » ou d’ouvriers de production…

    Bien naturellement que la réponse est probablement OUI. toutefois cela nécessite une démarche volontariste soit pour attirer une autre entreprise qui pourrait bénéficier des savoir faire des fords; soit développer, favoriser, inciter l’émergence de nouvelles sociétés (avec l’inertie que cela suppose) qui pourraient produire des véhicules d’un nouveau type (électrique, air comprimé, etc….).

    Ce qui choque dans cette histoire c’est le manque apparent d’imagination de nos instances.

    Dans tous les cas, sur le court terme il faut être solidaire des « fords ».

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